dimanche , 7 mars 2021

Rencontre : Beach SCVM nous présente son nouveau titre « Turquoise »

Ce vendredi, le groupe toulousain Beach SCVM revient avec le titre sensible et mélancolique « Turquoise ».

Après les très fins et dansants premiers extraits, Beach SCVM dévoile une nouvelle facette de leur projet avec « Turquoise ». C’était l’occasion pour nous de discuter avec le groupe de cette chanson, du prochain EP (sortie prévue le 19 février prochain en vinyle également), du passage sur la scène du Bikini sans personne en décembre dernier, mais aussi d’évoquer un premier album ou des concerts dans les mois qui viennent. Rencontre ! 

D’abord, on écoute Turquoise de Beach SCVM :

Petite présentation rapide : Qui est Beach Scvm ? Et comment est né le groupe ?

Beach Scvm c’est une entité, un état d’esprit, c’est trois potes qui aiment le skate, la plage et la musique. C’est un trio surf punk originaire de la ville rose.

Le groupe est né au printemps 2018, de la tête de Matteo, qui a commencé Beach Scvm comme un projet solo, pour sortir ses compos enregistrées avec son iPhone et ses écouteurs pour ses potes du skatepark. Puis voyant que la musique plaisait, il a décidé d’en faire un vrai groupe, avec de vrais sentiments, et Maël et Lucas ont rejoint la croisière.

Ce 15 janvier, vous présentez le titre « Turquoise ». Pouvez vous me parler de cette chanson ?

Cette chanson, c’est un peu la balade nostalgique de Beach Scvm, elle a été composée dans un Cultura sur une guitare d’exposition. Elle parle de l’ennui suscité par la mer, l’océan, ici représentés par la couleur turquoise, en gros c’est la face triste de Beach Scvm qui chante cette chanson. D’habitude on fait l’éloge de la mer, et ici on dit que la mer nous rend malade, parce que c’est « too much ». C’est aussi pour dire qu’il faut profiter des choses que l’on aime mais sans s’en écoeurer. Les refrains sont plus saillants et tristes, parce qu’ils évoquent le souvenir, le manque, quand tout allait bien « I miss the old sunny days ». Cette chanson a été écrite après une triste nouvelle reçue quand Matteo était l’île Maurice, c’est un peu ce qui est dit dans la chanson, tu as beau être dans un endroit paradisiaque, mais quand on t’annonce quelque chose d’émotionnellement très dur, le paradis t’écoeure.

Une chanson à l’opposé de ce que vous faites d’habitude. Comment est née cette envie de « changement » ?

C’est pas du tout un changement, rassurez vous on vous fera encore et encore des chansons joyeuses, c’est juste la petite exception. Elle est très douce, avec beaucoup de sensibilité, on s’est vraiment appliqués, et ça nous tenait à cœur de la partager.

Parlez moi aussi de ce clip nostalgique et mélancolique à l’univers 90s où on retrouve un magnétoscope et des looks me rappelant aussi le film « 90’s » de Jonah Hill. 

On a tourné ce clip à Gruissan Plage début Septembre, on a chanté la chanson en marchant sur le bord de la plage, c’était un peu improvisé mais c’était totalement voulu. Il fallait que ça ressemble à une « vidéo de vacances en famille » dans les 90s justement. On a ensuite passé le clip dans un effet VHS, et pour ajouter du contexte on a fait jouer le père de Matteo. Qui joue le rôle de Matteo dans 30ans qui tombe sur une vieille cassette de vacances 2020 et qui, pour se remémorer des souvenirs de jeunesse, la met dans le magnéto.

Au final Beach SCVM possède deux facettes : calme et sensible mais aussi solaire et dansant. Il était important de dévoiler les deux visages du groupe ? Et est ce qu’il y a d’autres faces cachées ?

Oui, on sait écrire des chansons tristes, aha, mais on préfère donner le sourire aux gens. On garde toujours une ligne directrice dans le groupe, celle de se faire plaisir et de penser soleil. On a sûrement d’autres faces cachées mais on vous laissera en juger par vous même sur notre prochain projet. On est super fiers de ce qu’on compose en ce moment, on le ressent comme l’aboutissement du solaire, genre le summum du solaire.

Quelques mots sur l’EP prévu le 19 février. Quand a t il été enregistré ? Qu’allons nous retrouver dedans ?

« Sand Club » a été enregistré début Juin 2020, chez Maël à Béziers, au calme! Vous allez trouver deux chansons solaires, une ballade nostalgique et deux chansons plus énervées et punk. Il y en a pour tout le monde!!

Est-ce que l’année 2020 et le confinement ont changé quelque chose dans votre manière de composer ou de faire de la musique ?

Et bien on compose encore plus, et encore plus vite, on va pas vous cacher qu’un album est en préparation, et qu’on est déjà super fiers des nouveaux morceaux qu’on a écrits, vraiment on est impatients de les faire découvrir.

D’ailleurs, comment se passe le processus de création au sein du groupe ? 

On compose de notre côté, puis paf on envoie une vidéo sur notre conversation Whatsapp, on en discute ensemble, et on se retrouve chez Lucas pour enregistrer une démo du morceau que l’on travaillera jusqu’à ce qu’elle nous semble parfaite.

Vous êtes un groupe de scène. Parlez moi de votre expérience fin décembre sur la scène du Bikini ?

Woo c’était vraiment génial, même sans personne, on s’est tellement éclatés! Puis le son, on se regardait genre « mais les mecs vous entendez ce qu’on balance là?? » et ça a donné toute l’énergie, on était vraiment connectés. On a hâte d’y jouer avec le public!!! La scène est haute et grande, c’est quelque chose. On donne toujours tout en live, et on travaille nos nouveaux morceaux pour revenir sur scène avec plein chansons inédites à partager.

La scène d’ailleurs, comment vivez vous cette période sans live ? 

Et bien on y peut rien donc on attend, c’est la vie, on se concentre à fond sur le prochain album, sur les clips, les réseaux sociaux.. tous les « à côtés » qui sont super importants dans un groupe et que l’on soigne du mieux que l’on peut. En plus de ça on s’entoure de professionnels, pour pouvoir avancer encore plus.

Des dates dans les prochains mois ( si la COVID le veut ) ?

Alors on joue à l’Espace JOB le 16 Mars pour le Décroche le Son, on va faire une session live à Montpellier, c’est complexe mais on vous laissera jamais sans rien à voir ou écouter, parole de beachers.