vendredi , 7 mai 2021

Interview : 47Ter , un pas de plus dans leur Légende

Après le succès de « L’adresse », 47 Ter sort ce vendredi son deuxième album « Légende ». Rencontre avec les membres du groupe pour évoquer cet excellent opus de sa genèse à sa sortie, en passant par la route des salles.

Il n’y a des groupes qui continuent leur chemin sans demander rien à personne. A suivre leur ligne, tout en offrant à coup sur de belles choses. 47 Ter peut se féliciter de faire partie de cette catégorie. Pierre Paul, Lopes et Blaise nous livrent aujourd’hui un deuxième album après l’excellent « L’adresse » en 2019. Les compères du 78 nous livrent « Légende » un disque prêt depuis le mois d’aout et qui possède un charme fou. Des tubes Vivre, J’essaie ou Avec toi, aux très beaux Comme Avant, Ella et Sommeil Noir, 47 Ter offre un disque à la direction précise, installant le groupe dans un éclectisme rafraichissant, ne se refusant rien mais en restant toujours dans un même projet global.

Le groupe évoque avec nous, le temps d’une interview, ce nouvel album, de sa création à , espérons le, sa défense sur les scènes de France dont Toulouse en octobre prochain. 

Ce vendredi, votre deuxième album, « Légende » sort après de longs mois d’attente, dans quel état d’esprit êtes-vous juste avant la sortie?

Blaise : On est très , très content, il y a une bonne humeur ambiante. On est pressé que ce soit partagé aux gens…
Pierre Paul : …aux gens du monde entier. 

Vous allez faire quoi en ce jour de sortie ? 

Pierre-Paul : On va faire comme cette semaine, avec encore et toujours des promos

Blaise : … Oui, mais on va prendre beaucoup de plaisir .
Pierre-Paul : La journée parfaite. On va être très heureux, on va se lever de bonne humeur je pense. 

Après le succès de l’Adresse, le premier album, avez-vous l’impression d’être attendus pour cet album ou pas ? 

Blaise: On a lancé les précommandes ça s’est plutôt bien passé donc déjà de ce côté là… Pour nous, c’est super. On reçoit beaucoup de messages. On en fait beaucoup sur les réseaux. Tous les jours, on poste sur les Réseaux sociaux  et tous les jours,  on voit que ça s’impatiente un petit peu donc on va voir comment les gens le reçoivent et l’attendent. 

On ne voulait pas appeler l’album « Légende personnelle » et on l’a appelé « Légende »

 Parlons de cet album, pourquoi la « Légende » ? Pourquoi ce nom et comment est né ce projet ? 

Blaise : « Légende » fait référence à la légende personnelle. La place qu’on trouve dans ce monde, qu’on choisit et qu’on prend finalement, pourquoi on est là ? Est ce qu’on est content d’être là ? Est-ce qu’on a fait les bons choix ? Est ce qu’on est content quand on se lève le matin ? Bref , toutes ces questions là…  du coup on ne voulait pas appeler l’album « Légende personnelle » et on l’a appelé « Légende ». On a fait des morceaux à la suite un peu comme ça sans se poser de questions et à la fin on s’est rendu compte que le thème commun c’était celui-là. 

Pierre – Paul : Il n’ y a rien eu de réfléchi mais bon en faisant les morceaux, les thèmes qui revenaient c’était souvent ça. Les questions qu’on se posait à ce moment là c’était souvent ça donc on en a fait un pied commun. 

 Tous les morceaux allaient dans ce sens, ou il y en a qui ont dû être jetés ? 

 Non, il y en a qu’on a donné pour la précommande justement en exclusivité. C’étaient des morceaux qui ne parlaient pas de ça ou alors ils étaient un peu moins forts. En fait, on aime bien les  albums à 12 morceaux, donc on a dû à un moment faire un choix. On en avait 14 et les deux en trop on les a donné pour ceux qui précommandaient. Mais on a rien jeté. 

Comment s’est passé le processus créatif ? Est-ce qu’il a changé par rapport au premier album ? 

 Globalement on travaille toujours de la même façon, on bosse jamais tous les trois directement. On fait chacun notre truc de notre côté ou bien un début de texte ou encore un début de prod, de mélodie et après on assemble. On a fait des maquettes de notre côté un peu tout au long de l’année et après quand on avait nos 14 bonnes maquettes dont on étaient contents et fiers on est allés en studio avec monsieur Tristan Salvati, un réal qui fait Angèle, Julien Doré , … On avait déjà fait le premier album « L’adresse » avec lui. On a passé un mois en studio avec lui où on a rebossé un peu les morceaux et après on a finit l’album en Août. Ca fait longtemps qu’il est finit mine de rien c’est pour ça qu’on a hâte. 

Et entre Août et maintenant, pendant ce temps, avez vous continué d’écrire et de composer ? Préparer la suite en quelque sorte ? 

Du coup, comme on a fini depuis Août, on a vachement avancé sur la suite. On a hâte que l’album sorte mais on a aussi hâte de la suite. On est très content des derniers morceaux qu’on a fait et on a hâte. Mais c’est sûr qu’on ne s’arrête pas de faire du son. 

Il y a un vrai son qui se démarque encore plus dans cet album, un vrai son 47Ter qu’on reconnaît dans les morceaux. Comment vous décririez ce son ? 

C’est marrant que tu dises ça, parce que nous on est pas encore sûr d’avoir trouvé. On commence à avoir quelques codes , quelques sonorités . 

Par rapport à « L’adresse » on sent vraiment que ça se dessine encore plus. 

Blaise :  C’est cool . Je ne sais pas trop comment ça s’explique .
Miguel : Tu dis ça par rapport à quoi ? Parce que nous on voit un petit peu la recette qu’on travaille mais on ne voit pas trop parce qu’on essaye de faire plein de trucs différents aussi. En même temps on sait que ça ressemble un peu à ça.

D’ailleurs, les textes sont un peu plus durs, un peu plus forts parfois, en même temps ils mettent de bonne humeur. Comment vous expliquez ça ? Quelle est votre recette ?

En fait ça va dépendre du mood. Ca va dépendre de la situation. Typiquement, quand on commence un morceau qui a un son un peu triste on va se mettre à fond là-dedans et on va trouver des histoires autour de trucs qui nous viennent en tête, d’amour ou même de la mort. Pleins de questions qu’on se pose : l’avenir, un peu de nostalgie… Puis quand on se retrouve en studio tous les trois. Si jamais il y a truc un peu festif et bien pareil, on va y allez à fond et essayer de mettre un truc bonne ambiance. Il y a un truc qu’on aime aussi ce sont les grosses mélodies de refrain. A chaque fois qu’on fait un morceau on se l’imagine en concert, on l’imagine avec les gens  et ça , ça peut jouer aussi parce que, du coup, on essaie toujours de faire un refrain ouvert, qui soit fédérateur… qui te rentre dans la tête pour qu’on puisse le chanter tous ensemble une fois qu’on sera sur scène. Donc peut-être que ça peut jouer aussi ce côté bon mood, belle mélodie. 

 C’est peut-être ça aussi la patte 47Ter : les refrains . On a envie de les chanter en public. 

C’est souvent ça l’ambition du truc. On s’imagine en concert, on s’imagine se le chanter avec d’autres gens et on aime ça depuis toujours. Dans tout ce qu’on aime de ce qu’on écoute il y a toujours un bon refrain. 

« A la sortie du premier album on avait une tournée complète de 90 dates et on a pu en faire seulement 10 »

Tu parles de public , la légende ça se construit aussi avec les autres. Le public vous manque dans cette période de fermeture des salles ?

Complètement. Surtout qu’à la sortie du premier album on avait une tournée complète de 90 dates et on a pu en faire seulement 10. Du coup, le premier album n’a pas vraiment pu se défendre sur scène. C’est un peu frustrant. On espère retrouver le public surtout que là on sort le deuxième album. Si on pouvait vraiment le partager à fond avec les gens ça serait incroyable. On fait de la musique pour retrouver les gens sur scène et c’est vraiment une volonté de faire des concerts tout le temps. 

D’ailleurs comment vivez-vous cette époque spéciale pour tout le monde et notamment les artistes ?

Forcément au début c’était un peu frustrant de se dire qu’on pouvait partir jouer dans une ville et qu’au dernier moment ce n’était plus possible. Finalement on s’adapte. On n’est pas les plus à plaindre, c’est de la frustration mais derrière on a profité de cette période pour faire cet album. S’il y avait eu toute la tournée, nous n’aurions pas eu le temps d’être aussi précis dans ce que l’on voulait faire. Là ce qui est cool c’est qu’on a vraiment eu le temps de bien réfléchir à ce qu’on voulait faire et de le faire à fond. 

Pour revenir sur l’album, s’il y avait une phrase de l’album qui définirait le mieux l’album, ça serait quoi ? 

Il y a une phrase dans « Sommeil noir » qui dit : « il faut que la vie nous donne de l’envie de dire fuck à la vie qui veut nous mettre de côté » . Donc en gros, il faut vivre sa vie pleinement, être content de ce qu’il se passe. Il y a des choix difficiles à faire mais toujours essayer de prendre le truc qui va nous faire du bien, qui va faire en sorte qu’on soit content quand on se lève le matin. Et quand on s’en écarte, essayer de revenir dedans. 

47 Ter, c’est aussi et toujours une belle histoire d’amitié.

Oui, c’est nous. Le premier album est beaucoup tourné autour de ça. On se présente, 47Ter comme une équipe et là pour le coup c’est beaucoup moins présent même si finalement on vit avec nos potes. 47Ter c’est nous trois mais c’est aussi tout plein de mecs derrière, donc c’est sûr que même pour les histoires qu’on raconte, ils sont forcément inclus dedans. 

Pour 47Ter, quels sont vos titres préférés ? 

Moi je pense que tous les 3 on a un petit coup de coeur sur « 1,2,3,4 ». C’est un son avec des petites sonorités bossa, brésiliennes. A la base c’est parce qu’on a un pote de l’équipe brésilien. On voulait aller au Brésil et on s’est dit qu’en terme d’argent ça serait pas mal d’aller y faire un clip, du coup on s’est dit pourquoi on ne se ferait pas un morceau avec des sonorités bossa , brésiliennes et donc on fait ça sans vraiment réfléchir où est ce que ça allait aller. Finalement c’est un des morceaux qu’on préfère tous les trois donc c’est plutôt sympa. 

Pourquoi avoir choisi le son « J’essaie » pour accompagner la sortie de l’album ? 

A la base, il était censé sortir à la place d’ « Avec toi » il y a un mois. Finalement on s’est dit que ça serait bien de montrer le côté POP du projet aussi. Le morceau « Avec toi » étant le morceau le plus POP, on trouvait ça bien de le mettre en avant aussi. Du coup « J’essaie » c’est vraiment le morceau qui nous représente bien , c’est l’un des premiers morceaux où on chante à trois parce qu’à la base il n’ y a que Pierre qui chante , là c’est un morceau où on s’est fait plaisir ensemble et c’est cool . Le clip était marrant, donc ça nous représentait bien en terme de musique, d’ambiance, de blague .. 

Quelle est la suite pour 47TER ? Les concerts à l’automne ?  

Vu que l’album à été fini en Août, depuis on à déjà commencé à faire des nouveaux trucs. Peut- être une réédition ou directement un troisième album, en tout cas on a déjà pas mal de nouveaux morceaux pour la suite. En attendant de retrouver les concerts, on continue à faire du son entre nous, à se marrer et profiter de ce qu’il en reste. 

Des concerts dont Toulouse au mois d’octobre

Chaque concert à Toulouse a été pour nous mémorables. Déjà on est très bien reçus à chaque fois et puis le public est incroyable. La première salle c’était le Bikini, c’était incroyable. On est vraiment pressés de retrouver tout le monde très vite. 

Le groupe 47 Ter sera en concert en Octobre prochain au Zénith de Toulouse.