dimanche , 2 octobre 2022

Top 14 – Stade Toulousain : Ugo Mola, « Je reste prudent ; nous ne sommes pas encore prêts »

Jeudi, Ugo Mola s’est exprimé pour la rentrée du Stade Toulousain en Top 14 ce dimanche à 21h sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles. Recrues , préparation , favoris, l’UBB, les internationaux…l’entraineur a fait le tour des questions du début de saison !

Rentrée des classes pour le Stade Toulousain ce 1er septembre avec les premiers mots d’Ugo Mola à trois jours de débuter un championnat de France en étant dans les favoris mais sans titre à l’inverse de la saison passée. Mais entre le recrutement XXL et la nouvelle émulation entre les joueurs, le Stade peut se permettre de rêver. Mais est-ce que les rouges et noirs sont prêts ?

Deux demi-finales en 2022

Avant toute chose, il est bon ton de savoir où en est la digestion des défaites de la saison passée en demi-finales de Top 14 et de Champions Cup. Ugo Mola l’annonce cash «  On est passé à autre chose! » Avant d’analyser la saison pour ne pas refaire les même erreurs : « On a pas su enchainer à l’image de nos demi-finales. On a eu notre lot de matchs références mais sans jamais enchainer plusieurs performances. Au delà de se victimiser, on a rarement trouvé les solutions pour enclencher de nouvelles dynamiques collectives. Il faudra prendre cela en considération ».

Un recrutement XXL

L’intersaison a été chargée en nouveauté avec les arrivés de 6 nouvelles recrus. L’entraineur explique que les choix ne sont pas fait en rapport à la saison passé :  » Le recrutement est anticipé un/deux ans avant donc il n’est pas fait en réaction à la saison passée. Il a fallu recréer une émulation dans les lignes arrières après les départs de Kolbe, Medard, Holmes ou encore Huget. L’an dernier, on a joué avec 8 trois quarts professionnels, on aura d’autres possibilités cette saison ».

Lors du seul match de préparation, les nouveaux étaient sur le banc. Quid de l’intégration : « quand on arrive à Toulouse, il faut prendre ses marques même si on a fait ses preuves avant. Il y a une période d’adaptation au cadre, au jeu…ce n’est pas simple. Il y a un décalage dans le temps entre l’arrivée et les performances. Or, là, on a des besoins urgents notamment devant donc certains joueront dès dimanche. Les six recrues c’est pas habituel pour nous. Elles se sont bien intégrées. Après ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus mais plus les performances le week-end » explique Ugo Mola.

Jaminet, recrue phare

Chez les trois quarts, un nom est sur toute les lèvres : Melvyn Jaminet. L’international français est indéboulonnable en Equipe de France. A Toulouse, il y aura la concurrence de Thomas Ramos. Comment gérer ces talents ?« On s’interdit jamais la polyvalence. Souvenez vous de Kolbe à l’arrière ou en 10 ! C’était déstabilisant pour les adversaires comme pour nous. Melvyn a été formé à l’arrière et à l’ouverture donc cela dépendra du besoin, on verra comment gérer tout cela car on a Thomas Ramos capable de jouer en 10 et Romain Ntamack au centre. Je peux juste vous dire qu’on ne fait pas deux entrainements au même poste. Il faut cultiver cette polyvalence tout en respectant la culture du jeu et le lien entre les joueurs » propose l’entraîneur des rouges et noirs.

Est-ce que Toulouse est favoris ?

Il n’aime pas cette question. Comme d’ailleurs celle sur les objectifs, mais c’est un fait. Avec son recrutement, et la perte de ses titres, le Stade Toulousain ne joue pas pour la beauté du geste. Et Ugo Mola aime à le répéter: A Toulouse, avant, et même après , la culture est à la gagne. Alors favoris ? «   J’ai un sentiment partagé. Ce qui est sur c’est qu’on est une équipe ambitieuse, c’est toujours le cas. On a des objectifs normaux avec le recrutement et en phase avec la culture du club. En face, des équipes ont fait des choix dans leur recrutement, dans leur gestion pour s’installer durablement comme La Rochelle ou l’UBB. Beaucoup de club se structurent et ça sera toujours compliqué d’être en haut. »

La Gestion des Internationaux

2023 en ligne de mire pour de nombreux joueurs. Et pas seulement pour les français. La saison sera longue, et à la demande du XV de France, le souhait est de réduire le nombre de matchs. La gestion de l’effectif sera primordial pour ne pas jouer 30 matchs par saison. Car cela ne doit pas etre préjudiciable pour le club ou les joueurs : « Avant le Mondial il y a une saison à 30-35 matches comme pour Antoine ou Romain. On ne pourra pas tout faire. Il y aura des rotations. On a échangé avec le XV de France mais je ne sacrifierai pas les résultats du club » avoue l’entraineur des rouges et noirs.

L’UBB, premier adversaire

Dimanche, le Stade Toulousain ouvrira sa saison à Bordeaux dans un stade complet et dans une ambiance de feu. L’UBB reste favori comme les dernières saisons. «« L’UBB est très dangereux par son effectif. Ils ont fait un bon recrutement. Dans quel état sont ils ? Je ne le sais pas. On ne sait meme pas dans quel état nous sommes. Mais l’intensité du match sera digne de celui de la Rochelle en début de saison dernière ». Premier choc pour les stadistes !

Une équipe prête ?

Les bases sont posées mais il reste à savoir si le Stade Toulousain est prêt pour ce début de saison. Rien n’est moins sur. « L’an dernier, on avait fait trois semaines de préparation et au final, on n’a pas perdu 9 des 10 premiers matchs de mémoire. Là, on part dans l’inconnu avec les blessures donc on lancera des jeunes dans le grand bain. En plus, Bordeaux sera un révélateur. Je reste prudent ; nous sommes pas encore prêts. Avouons le : on ne souvient pas des premiers matchs d’une saison. Là on a un bloc de 5 matchs avant la trêve internationale qui nous servira pour terminer la préparation » analyse Ugo Mola. Sauf qu’en Top 14, chaque match compte.

Les absences du weekend

Entre les sélections et les petits pépins, Toulouse jouera sans de nombreux cadres.  Devant, Toulouse fera sans Cyril Baille de retour dans deux mois et demi, Yannick Youyoute (biceps), Joel Merkler (ménisque), Flament (entorse), Cros (reprise), ou encore Rynhardt Elstadtt en sélection avec l’Afrique du Sud. S’ajoutent les noms de Chocobares (genou), Graou, Tauzin (reprise), Pita Akhi (opéré ce jour d’une gène au genou) , David Ainu’u (adducteur) et enfin Juan Cruz Mallia impressionnas avec l’Argentine et qui reviendra en octobre.