mercredi , 22 novembre 2017
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Le Marathon des Mots s’installe au théâtre du Pavé

Les jeudi 22 et vendredi 23 juin, le Marathon des Mots s’installe au Théâtre du Pavé pour plusieurs événements. Découvrez la programmation de ces deux jours dédiés à la littérature.

Jeudi 22 juin à 19H30 : Conversations avec une absente : Mme Marty, une performance d’Abdellah Taïa.
« Pendant une heure j’évoquerai mon ancienne voisine, Madame Marty, âgée de 80 ans. Nos conversations. Nos conflits. Nos disputes à cause de ses bruits. Les livres qu’elle relit en préparation à son dernier voyage et qu’elle veut me léguer. Les chansons françaises anciennes qu’elle a réussi à me faire aimer, malgré ma résistance. » Abdellah Taïa, né à Salé au Maroc en 1973, est l’auteur de plusieurs romans aux Editions du Seuil dont Le Jour du Roi (prix de Flore 2010) et récemment Celui qui est digne d’être aimé. Il publie régulièrement des tribunes dans des journaux français et marocains. Lauréat d’une bourse de création, initiée par Toulouse Métropole et le Marathon des mots, Abdellah Taïa propose en exclusivité cette création inédite.

Jeudi 22 juin à 21H30 : Lecture Repose-toi sur moi de Serge Joncour (Flammarion), par Jacques Bonnaffé.
Aurore est une styliste reconnue, Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ces deux-là n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer : ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l’égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien. En faisant entrer en collision le monde contemporain et l’univers intime, Serge Joncour met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l’égoïsme dans un contexte de dérèglement général de la société où aimer serait la dernière façon de résister.
Vendredi 23 juin à 16H30 : Cuba libre, rencontre avec Karla Suarez (La Havane année zéro, Métailié) et Leonardo Padura (Ce qui désirait arriver, Métailié).
Immersion cubaine avec deux enfants de La Havane, entre raison et sentiments : Karla Suárez et Leonardo Padura. Dans La Havane année zéro (Métailié), Julia est partagée entre trois hommes avant quʼun quatrième apparaisse et les fascine tous. Leonardo Padura nous plonge avec Ce qui désirait arriver (Métailié) dans la nostalgie des vies quʼon ne vit pas et dans cette île quʼon emporte toujours avec soi. Un rendez-vous à ne pas manquer !
Vendredi 23 juin à 20H00 : Lecture La file indienne d’Antonio Ortuño (Christian Bourgois), par Malik Zidi.
Irma est envoyée à Santa Rita, petit village perdu au sud du Mexique. Assistante sociale au Service dʼimmigration, elle va devoir sʼoccuper dʼun groupe de migrants mexicains dont le refuge a été attaqué. Irma va tenter de savoir ce qui sʼest passé. La file indienne est un roman noir magistral. Lʼintrigue évolue en enfermant lʼhéroïne dans un huis clos où les frontières entre le bien et le mal se délitent peu à peu.
Vendredi 23 juin à 21H30 : Lecture Désorientale de Négar Djavadi (Liana Levi), par Clotilde Courau.
Tenir à distance sa culture, son pays natal, sa famille… c’est ainsi que Kimiâ Sadr vit l’exil. Elle a fui l’Iran à dix ans avec sa mère et ses soeurs pour rejoindre la France. Pourtant, elle est rattrapée par ses souvenirs. Dans un monologue joyeusement désordonné, Kimiâ déroule toute l’histoire de sa famille. Défilent aussi les moments clés de la vie politique iranienne des années 60 et 70. Pour s’éloigner de cet encombrant héritage et découvrir qui elle est vraiment, Kimiâ rasera ses cheveux, quittera Paris pour d’autres villes dont Bruxelles, s’étourdira de rock… jusqu’à accepter le chemin inattendu pris par sa vie amoureuse, son homosexualité et sa désorientalisation…

 

PLUS D’INFORMATIONS : theatredupave.org