jeudi , 5 décembre 2019
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Interview : Tsew The Kid, le nouveau rayon de lumière de la pop urbaine !

(@fifou)

Du haut de ses 22 ans , TSEW The Kid se révèle comme la sensation Pop Urbaine de cette fin d’année. Le jeune homme a réussi à fédérer autour de sa musique une importante communauté de fidèles. Ses premiers titres cumulent aujourd’hui 30 millions de streams tandis que ses clips comptabilisent 16 millions de vues Il vient de dévoiler sa première excellent mixtape « Diavolana » sur le label Panenka.

Rencontre avec un artiste unique avec de beaux jours devant lui !

Avant de parler de ta première mixtape, Diavolana, qui es-tu Tsew The Kid ?
J’ai 22 ans, je suis auteur-compositeur-interprète. Originaire de Madagascar je suis arrivé très jeune en France et je baigne dans la musique, essentiellement le rap et la pop urbaine.

Comment as-tu découvert la musique ? J’ai pu lire que tu as une famille passionné de musique justement.
Elle a toujours été présente dans mon environnement familiale. Ma mère et mes tontons chantent aussi. La musique a toujours été là. Parallèlement, mon cousin écrivait ses propres textes de rap et ça m’a vraiment donné envie d’écrire mes propres chansons. De là, j’ai lancé mon projet Tsew
the Kid avec mon cousin et mon meilleur ami.

Avant de te lancer dans la musique que faisais-tu ? Et comment as-tu décidé de te lancer dans la musique ?
J’ai eu mon bac scientifique puis une licence en économie/gestion, jusqu’à la 3 ème année. Au milieu de ma L3 j’ai lâché les études pour me consacrer à 100% à la musique car j’ai senti que l’audience grandissait, je voyais que ça pouvait me permettre d’être indépendant. Je me suis dit autant allier l’indépendance financière et la passion.

Question rituelle, quelles sont tes influences ?
Mes influences sont assez large, The Weeknd à Kid kudi comme du Niska jusqu’à du Lana del rey. Tout ce mélange m’a permis de varier un peu mon registre musicalement et d’être à l’aise un peu partout.

Comment décrirais- tu ton son? Ton style ?
Pop urbaine donc raper et chanter en même temps. Sinon du rap, RnB et du trap.

Parlons un peu de ta première mixtape : Diavolana. Pourquoi ce nom ? Et que représente pour toi cet album ?
Initialement, Diavolana veut dire : rayon de lune. J’ai voulu faire un clin d’œil à Madagascar mon pays d’origine en donnant un titre malgache à ma mixtape. Pour moi la lune est un beau symbole qui est important pour moi. C’est une métaphore de l’espoir et de la lumière dans le noir. La lune
c’est aussi le symbole de la nuit. Personnellement, j’ai plus vu la lune que le soleil vu que j’écris beaucoup la nuit et je me retrouve vachement dans ce symbole surtout dans celui de l’espoir.

Tu parles souvent d’amour dans tes chansons. C’est un thème inépuisable mais comment choisis-tu les thématiques de tes morceaux ?
Oui c‘est un thème qui m’inspire beaucoup. L’amour englobe pas mal de sous-thèmes et j’arrive a écrire en vivant des histoires d’amours que ce soit les amours de Tsew ou amour tout court. D’ailleurs, UNA est une histoire que j’ai décris. Tous mes sons sont authentiques et souvent c’est ce que j’ai vécu. Ou sinon un portrait que je porte.

D’ailleurs est-ce qu’il y a des thèmes qui te bloquent au moment d’écrire?
Je pense pas, il y’a pas forcement de thème qui me bloquent. Je pense qu’il faut contourner le problème différemment donc non, jusqu’à maintenant pas de blocage.

Parles moi du processus créatif : comment naît une chanson ?
Pour créer une chanson à la Tsew the kid, je vais au studio je me pose avec un beat maker. Il me faut un clavier et à ce moment-là, je travaille avec les sonorités. Dès que l’instrument commence à prendre forme je commence à écrire. Sinon, j’aime bien parler au studio avec les gens qui m’entourent et c’est en parlant que je commence à avoir un thème qui se dessine. Et là je peux écrire en 30min comme en 1-2h.

Tu as signé sur le label Panenka Music. Qu’est-ce que cela t’apporte ?
Avant je faisais mes sons tout seul. J’enregistrais dans mon garage et j’avais déjà un début professionnel au niveau de l’enregistrement de mes sons. Panenka Music m’a apporté plus de moyen ce qui m’a permis de bosser et d’avoir une résonance plus élevée à l’échelle nationale comme les promos et les placements playlists par exemple.

Tu es très présent sur les réseaux sociaux, tu t’es construit dessus justement. Quel rapport entretiens-tu avec internet ?
Je pense que internet et les réseaux sociaux sont aujourd’hui un outil essentiel pour garder le contact avec mes auditeurs. C’est une bonne chose d’avoir un lien avec ceux qui m’écoutent et ça m’a permis de construire une fan base solide. C’est aussi générationnel.

Après une mixtape, on pense forcément à l’album. C’est pour quand ?
Oui il y’aura un album mais je ne sais pas pour quand encore.

Que représente la scène pour toi ?
La scène c’est le contact direct devant mon public. Il y’a pas d’écran c’est un échangé direct avec eux. Je leur donne et ils m’apportent aussi de l’énergie et de l’amour. Ça nous permet de se voir directement et pas par le biais des réseaux sociaux. J’aime beaucoup parler avec eux aussi après le show, pour qu’ils voient que je suis humain aussi comme eux.

Comment travailles-tu les morceaux pour les adapter au live ?
J’ai déjà fais une résidence. Et je fais des exercices vocaux. Il faut juste une prise d’assurance, c’est important et de l’expérience bien entendu.

Des concerts de prévus en France pour 2020 ? Et un concert à Madagascar serait envisageable un jour ?
Oui en 2020 j’ai une petite tournée qui débutera à Montpellier. Évidemment que j’envisage une date à Madagascar. Pas maintenant mais j’espère très vite. Peut-être l’année prochaine ou dans deux ans. Je sais que j’ai du public là-bas et ça me ferait énormément plaisir.

Que puis-je te souhaiter pour la suite de ta carrière ?
Garder les pieds sur terre, rester humble, rester authentique et que j’ai toujours de l’inspiration.

@Camille Pioffret