jeudi , 29 juin 2017
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Weekend des Curiosités : Interview de Mirror

La belle découverte du futur Weekend des Curiosités se nomme Mirror. Le duo toulousain composé de Luc Blanchot et Denshu Kozo joueront le samedi 3 juin sur la scène Curiosité. Rencontre découverte avec les deux toulousains, aussi musicien pour BigFlo & Oli.

Dans quelques jours, vous êtes sur la scène du Bikini pour le Weekend des Curiosités. Dans quel état d’esprit êtes vous ?
Luc Blanchot: On est assez serein pour tout dire. Ce ne sera pas la première fois au Bikini, c’est un peu notre maison au final puisqu’on y a joué pour le volume 30 des Curiosités, puis en première partie de nos amis de Kid Wise le 4 mai dernier.
Denshu Kozo : Puis on est passé aussi avec BigFlo & Oli, il y a déjà deux ans avec deux dates complètes. Ce fut un grand moment et c’était vraiment un excellent souvenir. On a donc hâte d’y revenir dans ce cadre-là.

Aucun stress avant de monter sur scène ?
Luc : Avant, on avait énormément de stress, il faut l’avouer.Maintenant avec la multiplication des shows, l’excitation et l’envie ont pris le dessus. On a fait beaucoup de dates avec BigFlo & Oli , ce qui nous a permis d’être moins stressés. Ou en tout cas c’est désormais un bon stress. Mais il est plus présent avec Mirror car c’est notre projet, et que nous sommes mis en avant.

D’ailleurs que représente la scène pour vous ?
Luc : La scène, c’est un gros kiff. C’est assez complémentaire de notre travail en studio et à la maison où on crée nos morceaux. L’envie générale reste quand même d’être sur scène. En studio, quand on crée une chanson, on ne cesse de penser à ce que cela donnerait sur une scène. Quels morceaux feront bouger les gens, quels autres seront plus planants.
Denshu : On a tendance à travailler directement pour jouer en live les morceaux. Je pense que c’est comme ça qu’ils revêtent une autre dimension. Les titres sont déjà montés pour la scène, on n’a pas besoin de les retravailler.
Luc : Faut dire aussi que sur scène, il y a une complémentarité de nos deux univers , lui comme DJ et moi au violoncelle. Une séparation qui crée une plus grande force dans le live.

Revenons sur les débuts de Mirror. Comment s’est faite la rencontre ?
Luc : Tout simplement par le biais de BigFlo & Oli. On est leurs musiciens, et on s’est rencontré lors de ce projet là. On a commencé à parler de notre futur dès la résidence aux Francofolies de La Rochelle il y a quelques années. On avait, tous deux, besoin d’extérioriser notre propre musique. Alors pourquoi ne pas faire notre propre projet musical.
Denshu : Et en sortant ce projet, cela nous a permis de bosser aussi (rires).

Et d’où vient le nom ?
Luc : Il vient d’une pièce de théâtre. Je suis allé voir une version contemporaine d’ Un songe d’une nuit d’été au TNT. Lors d’un monologue, le comédien était dos au public et transmettait l’émotion face à un miroir avec des effets d’eau. Le concept m’a plu. Pourquoi ne pas faire la même chose sur scène, quand on aura les moyens. Jouer dos au public, un concept intéressant.
Denshu : C’est une belle mise en abyme aussi. Car la musique électro est particulière dans le sens où les gens regardent un artiste derrière des machines au lieu de danser. Là, le public se regardera dans un miroir avec les artistes de dos.

A titre personnel, comment êtes vous arrivés à la musique ?
Luc : J’ai commencé quand j’avais 4 ans, au moment où mes parents m’ont inscrit à l’école de musique. Puis les choses se sont précisées au fur à mesure avec le conservatoire, pour passer au collège à une musique plus rock. J’ai fait le grand écart.
Denshu : Moi, je n’ai pas de formation. Je viens du scratch à cause du skate. Je faisais beaucoup de skate, et avec le scratch on est dans le même délire. C’est apprendre à faire des tricks puis petit à petit tu envoies des beats.

Côté musical, vous réalisez une musique assez planante, dans la lignée de Flume ou Superpoze. Est-ce que cela correspond à votre énergie dans la vie ?
Luc : Pas vraiment. J’ai un côté très énervé mais que je réalise dans d’autres projets. On y a pas beaucoup pensé mais on a remarqué que c’était le style de musique qui nous correspondait le mieux.

D’ailleurs quelles sont vos influences ?
Luc : ça va dans tous les sens. Mais dans notre lignée musicale, on peut citer Flume, les premiers sons de Fakear ou de 20Syl de C2C. Après je vois plus loin, j’aime énormément la musique de Justice, et des choses plus hardcore, plus hip hop.
Denshu : Moi je dirais tout simplement, Fly Lotus.

Comment se passe le processus créatif entre vous deux ? Qui amène les idées ?
Luc : Soit l’un soit l’autre. On travaille dans notre coin, on prépare quelques morceaux puis on les partage avec l’autre. On n’ a pas encore trouvé le rythme à deux pour l’instant. Il faut savoir s’adapter. Sinon toute la fin du processus se fait à deux. Des arrangements à la forme finale.

La suite c’est quoi ?
Luc : On travaille sur un nouvel EP, mais on veut prendre notre temps. On cherche des feat qui pourraient correspondre à la musique que nous faisons. On essaye de faire quelque chose de plus puissant, de moins amateur. Maintenant, on a passé un cap musicalement, on se trouve plus pro dans notre manière de faire de la musique. Donc la suite, c’est franchir encore un cap dans notre musique et dans la façon de la faire.

Questions rapides :
Premier souvenir de concert :
Denshu : J’avais 14 ans, c’était un concert de Deep Purple au Zénith de Paris. C’est le premier très gros concert que j’ai fait.
Luc : Moi, j’ai vu Jacques Higelin en concert grâce à des parents qui sont très fans du chanteur. Faut profiter de l’artiste car ça peut être dingue sur scène…ou raté aussi.

Premier album acheté :
Denshu : Alors, c’était l’album 7 Seconds d’Iron Maiden. J’ai grandi à côté d’un oncle qui m’a permis de connaitre la scène Heavy Metal.
Luc : Moi, j’ai très honte de le dire. C’était l’album de Crazy Frog. J’ai honte, mais mes goûts ont largement évolué.

Votre péché mignon :
Luc : Moi, j’écoute toujours Nirvana et l’album Nevermind.
Denshu : Moi, je sais pas si je peux le dire, mais c’est la beuh (rires).
Quels sont les qualités de l’un et de l’autre ?
Luc : Il a plein de qualité, mais je noterais sa grande assiduité dans la création et dans le son.
Denshu : Luc est un grand perfectionniste et a un côté un peu geek qui nous permet d’évoluer musicalement.