vendredi , 20 octobre 2017
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Weekend des Curiosités 2017 : Interview des toulousains de Cathédrale

Attention : groupe toulousain en approche. Cathédrale débarque au Bikini pour le Weekend des Curiosités 2017 ce vendredi 2 juin. Preuve que le rock toulousain est en grande forme. Rencontre avec Jules, guitare et chant au sein de la formation.

Pour commencer, vous serez sur la scène du Bikini pour le Weekend des Curiosités, pour des toulousains quelles sensations cela procure ?
A vrai dire, on est plutôt excité car on a des nouveaux morceaux, non présents dans l’album, à dévoiler sur scène pour cette date. Dès qu’on a de nouveaux morceaux, on essaye de les faire rapidement sur scène. On a déjà joué là bas lors du Bikini Fest l’an dernier, en première partie de Thee Oh Sees. C’était top ! La première fois, on avait la pression, là on se sent un peu mieux. Faut dire qu’avec le festival Discipline qui a eu lieu le weekend précédent, et que nous organisons, cela nous a pris du temps. Cela nous a permis de ne pas trop penser.

Que représente la scène pour vous avant ce nouveau concert toulousain ? Que préférez vous entre le studio et le live ?
On essaye de ne pas jouer qu’à Toulouse même si on est souvent dans le coin. Mais pour le groupe, la scène revêt une importance particulière. Reste que nous n’avons aucune préférence. L’état d’esprit est différent. Le studio demande plus de travail, plus d’échanges, moins instinctif mais on n’entre en studio que lorsque qu’on a composé. Faut que ça sonne un peu live, car on joue nos morceaux sur scène en amont. D’où ce son live sur l’album. Parfois même, on enregistre trop vite, d’où la différence avec le live d’après. Nos morceaux ne sont jamais fixes, ils restent vivants.

Parlons des origines. Comment est né le groupe ?
Le groupe est né assez facilement. Je suis de Marseille, je jouais là bas dans le groupe Departure Kids. Pour les études je suis venu à Toulouse, et de soirée en soirée j’ai rencontré Felix, Robin et Maxime. Felix a commencé à faire des morceaux, puis Robin nous a rejoint. On a vu jouer Maxime à la batterie dans le groupe TheDeserteurs, là on lui a demandé de nous rejoindre pour le projet. Il a accepté.

Et le nom du groupe ?
On se retrouvait à la Cathédrale Saint-Etienne pour aller aux répétitions. On voulait un nom d’architectural, car on aime bien l’imagerie qu’il y a derrière. Quelque chose d’un peu médiéval. Après plusieurs brieffings, on a gardé ce nom même si on avait envie de changer. Maintenant, il nous correspond vraiment bien. Mais un nom c’est toujours très difficile, comme le titre d’une chanson, d’un album.

En parlant de chansons, quel est le processus créatif au sein du groupe ?
On compose ensemble. En groupe. Nos répétitions ont lieu le vendredi, et on se défoule de la semaine passée. On se met à fond le temps qu’on a ensemble. Puis, de ce défouloir, quelque chose sort. Sinon, j’amène des morceaux, Felix amène des breaks. On s’inspire d’un peu tout. Pour les textes, c’est surtout moi et Felix qui est aussi à la basse. Comme on chante tous les deux, chacun écrit sa partie du texte. Je pense que quand tu prends le micro, tu dois dire ce qui te correspond. Mais ça change un peu ces derniers temps. Si je suis souvent en lead, Felix commence à prendre aussi la main sur le chant. Sinon, pour les sujets, tant qu’on est tous d’accord, c’est bon.

Votre rock sonne très brut, très live. Quelles sont vos influences ?
Le rock en général forcément. Et dans sa grosse largesse en plus allant du Post Punk, à la New Wave en passant aux années soixante, soixante-dix…mais aussi des chanteurs comme Dutronc ou Hardy. Personnellement, j’écoute un peu de soul. On écoute tous différentes choses. Parfois, on nous parle de notre rapprochement musical avec Thee Oh Sees mais aussi avec les Jours et The Nerves. Mais, on a une belle culture musicale. Pendant une semaine je peux alterner entre du Chet Baker et du punk. Mais on essaye toujours d’aller au-delà des références. Parfois cela nous bloque quand un morceau sonne trop comme un groupe connu etc… C’est des barrières qu’on franchit avec le temps. On n’a pas la prétention d’inventer quoique ce soit, mais on évite de ressembler à tout le monde pour autant.

Et pourquoi le choix de l’anglais ?
Par rapport à ce qu’on écoute tout simplement. On n’écoute pas d’artistes de maintenant. On est un peu plus underground, même si je n’aime pas trop ce mot. Donc on n’écoute presque pas de groupe français, et puis c’est assez difficile d’écrire en français sur notre musique. Je me juge trop rapidement, on peut vite devenir trop mielleux et c’est nul. En anglais, ça passe mieux et cela correspond plus à nos influences. Même si ce n’est pas facile de caler l’anglais sur la musique, je trouve que c’est plus simple pour nous, vu qu’on chante en yaourt au départ. Les mots arrivent autour de ça.

La scène toulousaine est très présente pour le Weekend des Curiosités. Comment juges tu cette scène toulousaine ? Est-ce que tu côtoie d’autres groupes ?
A fond oui, vu qu’on organise des concerts. C’est vachement compliqué aussi vu qu’on a fait une saison à trois concerts par semaine. Je pense que Toulouse est la deuxième ville en France en termes de concerts. Il y a plein d’associations qui se bougent, et toujours dans le respect les uns des autres. C’est quelque chose que j’apprécie tout particulièrement ici .C’est assez vivant, il y a un joli public qui suit ces événements. Après, il y a des bars qui ferment, on ne peut jouer le son que jusqu’à 22h30. Et c’est assez difficile en terme de salle . Il y a peu de salle de 100 places. Ces salles intermédiaires. On passe vite d’un bar à une grande scène. La Dynamo était parfaite pour ça. Après on m’a parlé du café Ginette aux Minimes qui semble avoir une belle capacité.

Comment va évoluer la suite de Cathédrale ?
On va jouer un peu après le Weekend des Curiosités. On va faire un festival de BMX à côté de Bordeaux. On prépare une petite tournée en octobre en France et en Angleterre ou en Allemagne. Cela reste à confirmer. On a déjà fait des dates en Ecosse, en Italie, au Portugal ou encore en Espagne et en Suisse. On rêve de Berlin mais pour y aller faut qu’on ait plusieurs dates.
Enfin que penses-tu du Weekend des Curiosités ?
C’est un festival avec pas mal d’artistes très intéressant. Puis, c’est au Bikini donc c’est toujours un lieu magique pour un musicien comme pour le public. J’attend de voir Faire et La Muerte. Et j’ai jamais eu l’occasion de découvrir ce festival, pourtant je suis à Toulouse depuis un moment, donc c’est ma première fois.