samedi , 25 mai 2019
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Top 50 Partez en live à Toulouse : Rencontre avec l’animateur Marc Toesca

Samedi 20 mars, la tournée Top 50 – Partez en live s’arrête au Zénith de Toulouse. Rencontre avec l’animateur culte, Marc Toesca. 

 

Depuis le 25 février, le spectacle « TOP 50 – Partez en Live » célèbre ces fabuleuses années dans le cadre d’une tournée festive où se produiront en live des artistes légendaires de la période. Différents tableaux thématiques se succéderont et feront revivre les grands courants musicaux de l'époque.

 

Chaque soir, la fête battra son plein, accompagnée par un groupe live : Stéfane Mellino des Négresses Vertes et son rock alternatif, ou encore le son des îles de Zouk Machine. Le public replongera dans les années 80 avec Partenaire Particulier, Caroline Loeb et Sabine Paturel. Ce sera également le retour de Marian Gold d’Alphaville et ses tubes planétaires, mais aussi du groove vocal de Pow Wow, de la soul de Laura Mayne de Native ou encore du rock de Vivien Savage et plein d'autres surprises…

 

L’occasion était donc belle pour s’entretenir un moment avec l’animateur culte du Top 50, Marc Toesca.

 

Vous revenez avec une grande tournée Top 50 partez en live. Revenons à la genèse pour la nouvelle génération. Comment est né le top 50 ?

Le top 50 est le premier classement des meilleures ventes de disque en France, né en 1984 avec la création de Canal +. Faut savoir qu'aux Etats Unis, ce genre de classement existait depuis 1952-1953, en Angleterre, c'est 1958, et nous seulement en 1984. Bien en retard ! Je pense que le showbiz et l'univers musical français ne voulaient pas trop savoir ce qui se passait derrière les ventes de disques. Il y avait pas mal d'arrangements derrière. On a vécu dans la préhistoire des médias en France. Jusqu'en 1983, il y avait trois chaînes de télé, trois radios nationales, et d'autres commençaient à éclore. On était très en retard de ce côté là. Le Top 50, pour l 'imposer, il a fallu se battre car personne n'en voulait. On continuait de vivre sur le système et les légendes imposés par les maisons de disque.

 

Pourquoi y mettre un terme en 1991 ?

Je l'ai fait 7 ans, et 7 ans c'est déjà beaucoup. La grande majorité du public était un public adolescent et je commençais à me sentir en décalage. Il fallait donc passer à autre. Et, surtout, j'avais envie de passer à autre chose.

 

Qu'avez vous fait depuis ?

Pas mal de choses (rires). J'ai monté une boite de production où on s'est spécialisé dans les images de sports extrêmes. Car je suis fan de ski et d'escalade. Ça devait être mon métier à l'origine. J'ai passé deux ans et demi avec Florence Arthaud. Florence avait passé un contrat après la route du Rhum avec Canal +. Je m'occupais des reportages, des préparations des bateaux, des courses.. en images bien entendu. J'ai pris beaucoup de plaisir à naviguer partout dans le monde. Je suis plus proche de cette vie là que celle de la star de télévision.

 

Avec le temps, quel regard portez-vous sur l'état de la musique aujourd'hui ?

Aujourd'hui, les artistes sont essentiellement issus des télé-crochets. La musique est pas mal morcelée dans le sens où il y a 50 000 façons d'écouter de la musique aujourd'hui. On peut aussi l'écouter sans l'acheter alors qu'à l'époque on courait chez le disquaire acheter ce qu'on avait aimé à la radio plus tôt dans la journée. Par exemple, aux Etats Unis, 1 500 vues correspondaient à une vente d'album. Et puis des gens qui n'ont pas de maisons de disques derrière sont plus connus que des artistes soutenus par les maisons de disque.

 

En interview, on a pu lire que « Les années 80 étaient une décennie où tout paraissait possible ». Etes vous toujours d’accord avec cela ?

Oui, tout à fait. A l'époque, on avait le droit de se planter. Aujourd'hui, on a plus tellement le droit. Qui prend un risque en musique ? Quelle radio vous a surpris en écoutant la musique : Ils osent passer ça ? Aujourd'hui, il faut que ça fonctionne directement. Je prend l'exemple de Balavoine. Mais Balavoine a fait quatre 45 tours, un album, avant d'avoir un succès. Quel maison va accorder un tel crédit à un artiste de nos jours ? Généralement, on signe trois albums. On ne crée plus de surprises avec la musique. Ça fait longtemps que j'ai pas entendu quelqu'un dire : « j'ai entendu ça à la radio, j'ai vu ça à la télé, j'achète le disque ». Il manque peut être la surprise car ce qui se passe en radio est déjà acquis. De toute façon, tout se passe par internet. Mais c'est général. Regardez la littérature, on parle de trois ou quatre auteurs en France. Le cinéma, on parle de cinq- six comédiens. Ça tourne en rond, en boucle.

 

Pourquoi  avoir voulu revenir avec un spectacle sur le Top 50 ?

Faut demander à la boite de prod Décibel qui produit Johnny Hallyday, le Roi Arthur… ce sont des professionnels. C'est un coup de cœur. Ils ont grandi avec le Top 50 et pour boucler la boucle, ils voulaient que je raconte l'histoire de ce pan de la musique sur scène. Le spectacle est construit autour de l’émission.

 

D'ailleurs, qu'allons nous voir  en plus des artistes présents?

Sur scène, il y aura un écran géant avec des extraits de clips, car la génération Top 50 associe forcement la musique à l'image. Avant, les disques se vendaient, donc les maisons de disque produisaient des clips. Et puis le complexe Thriller a mis la barre très haute. Il y avait des réalisateurs comme Modino, Philippe Gauthier… Il y avait une vraie culture de l'image.

 

Lors de la période Top 50 sur Canal  quels sont vos meilleurs moments et vos pire moments ?

Le pire reste la mort de Balavoine. Le jour où on apprend sa disparition qui a fait l'émission une semaine avant. On a appris son décès une heure avant l'enregistrement. C'est un souvenir difficile. Comme pour Coluche. C'est des moments qui m'ont marqué dans le côté tristounet. Dans les moments forts, je dirais la création de Canal +.

 

Questions bonus :

Qu'est ce qu'une bonne chanson pour vous ?

C'est la chanson que je peux siffler après l'avoir entendue une fois.

 

Premier souvenir de concert ?

Le premier souvenir, j'étais gamin, c'est les Beatles à Nice. J'avais huit ans.

 

Dernier coup de cœur ?

Le groupe Bagarre.

 

Une émission à présenter ?

J'adorerais commenter aujourd'hui les compétitions de Biathlon sur Eurosport ou L'Equipe 21. Car c 'est un sport que j'adore. J'adorerais faire ça en télé, vraiment.

 

Une chanson agaçante ?

En ce moment, le problème, toutes les chansons sont vites agaçantes car on les entend trop en radio. Mais il y a une chanson agaçante car si je l'entend une fois, je la chante toute la journée, c'est « Besoin de rien, envie de toi ». Elle reste dans la tronche, on peut pas s'en défaire.

 

Combien de fois par jour, en interview, on vous demande de faire « Salut, les petits clous » ?

A toute les interviews ! (rires)

 

Top 50- Partez en Live
Dimanche 20 mars au Zénith de Toulouse
Réservations : www.box.fr