mardi , 22 août 2017
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Le programme du jeudi 20 juillet à Toulouse d’été !

Découvrez le programme de ce jeudi 20 juillet à Toulouse d’été avec Liubila, le récital de Fran_ois Dumont et le TRio Elégiaque au Cloitre des Jacobins.

Pause Musicale avec Liubila, à 19h au Jardin Raymond VI
LiuBila est un voyage qui se fait ensemble. Un périple palpitant de la rumba aux musiques du monde… en espagnol ! Laissez-vous emporter par sa poesia festiva, enchanter par ses chansons populaires revisitées et ses créations pleines de joie de vivre et d’émotion. Tant de sentiments s’entremêlent au cours de cette balade que la folie douce laisse place au délire. Les Liubileros tracent cette route qui se fait en dansant, en sautant de flaque en flaque, en chantant, et toujours ensemble!

 

Une heure avec François Dumont à 19h
Tout semble opposer ces deux univers : alors que le jazz, musique de l’instant créée en direct par des musiciens, est intimement lié à l’improvisation, les compositeurs « classiques » notent, eux, leurs intentions dans les moindres détails, afin que leurs interprètes puissent les rendre fidèlement. Néanmoins les rencontres entre ces deux formes furent extrêmement fécondes et nombreux sont les compositeurs classiques qui inclurent du jazz dans leurs œuvres. Lorsque Debussy compose Children’s corner en 1908, le jazz vient à peine de faire son apparition en France. Il s’agit plutôt de « pré-jazz », des danses telles que le charleston, fox-trot, ragtime qui sont en vogue à Paris, à Montmartre ou Montparnasse. L’utilisation d’une musique clairement identifiée comme américaine, symbole de modernité, peut être considérée, chez Debussy ou Satie, comme une réaction au romantisme et à la musique allemande en général. De la même manière, ces compositeurs vont privilégier les petites formes, de courte durée, et les techniques de juxtaposition ou collage à la place du long développement organique propre au Romantisme allemand. À ce titre, la citation humoristique du leitmotiv de Tristan dans le Golliwog’s cake walk, est le symbole même de la « désacralisation » du sublime wagnérien. Au même moment, aux Etats-Unis, Scott Joplin est en train de constituer un immense répertoire de Ragtimes, dont certains seront vendus à plus d’un million d’exemplaire. Cette fusion d’éléments d’origine européenne (forme, harmonie) et d’éléments de source africaine (rythme, syncopes) est le propre du ragtime, initiée un demi-siècle plus tôt par le louisianais Gottshalk.Gershwin s’emparera lui aussi de la musique noire-africaine pour créer son véritable jazz, et d’autres compositeurs, comme Schulhoff ou Stravinsky, auront chacun leur manière de s’approprier le jazz et l’inclure dans leurs œuvres.

Trio Elégiaque à 21h30 au Cloitre des Jacobins
Les deux chefs-d’œuvres que sont les Trios op. 99 et op. 100 Schubert, ont été composés lors des deux dernières années de sa vie, en 1827 et 1828. La forme ambitieuse (chacun de ces trios dure environ 40 minutes) et le souffle grandiose qui anime ces œuvres est certainement hérité de Beethoven qui, le premier, expand le cadre intimiste de la « Hausmusik » pour lui donner une dimension quasi-symphonique. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le violoniste Ignaz Schuppanzigh et le violoncelliste Josef Linke furent à la fois les créateurs du Trio op. 97 « à l’Archiduc » de Beethoven en 1814 et les premiers interprètes des Trios de Schubert, quatorze ans plus tard. « Que peut-on faire après Beethoven? », écrit-il à son ami Josef von Spaun. Si la filiation est évidente, Schubert imprime néanmoins sa marque particulière au trio avec piano : le charme mélodique des thèmes, le cheminement presque improvisé à travers les méandres des modulations, le mouvement lent vocal à la manière d’un Lied, l’inspiration populaire des scherzi et les finales d’envergure en forme de rondo varié sont quelques-uns des traits communs aux deux trios, immédiatement reconnaissables. Bien qu’écrits à quelques semaines d’intervalle dans des circonstances tragiques (Schubert, gravement malade, n’a plus que quelques mois à vivre), les deux trios ont pourtant des physionomies très différentes : la gaité solaire, la fougue et le charme insouciant du Trio op. 99 sont à l’opposé de l’op. 100, extrêmement dramatique et contrasté, dont le célèbre second mouvement, inspiré d’une chanson populaire suédoise, explore les dernières limites du tragique. Le Notturno (le titre est de l’éditeur) a été composé également en 1827; on suppose qu’il serait à l’origine le mouvement lent du Trio op. 99, écarté ensuite par Schubert ; il semble préfigurer le mouvement lent du Quintette à cordes D. 956. À la tendre intimité du début succède un joyeux et puissant second épisode ; cette alternance est reprise, variée et modulée. Le Sonatensatz est quant à lui le mouvement unique d’un trio inachevé, composé en 1812 par le jeune Schubert de quinze ans. On y sent l’influence des modèles classiques (Mozart ainsi que Salieri avec qui Schubert travaillait à cette époque), mais au détour de certaines phrases ou modulation semble poindre l’identité schubertienne.