lundi , 27 mai 2019
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Interview : The Pirouettes font de Toulouse leur « Monopolis » !

Le duo The Pirouettes sera de retour ce jeudi 13 décembre 2018 au Metronum de Toulouse avec un nouvel album « Monopolis ». Rencontre avec Léo à l’occasion de ce nouveau passage dans la ville rose.

Une poignée de chansons bricolées après les cours, des reprises de France Gall, des petits tubes synthétiques rassemblés sur deux EPs (Pirouettes, 2012, L’importance des autres, 2014), la complicité d’Etienne Daho et l’attachement d’une communauté de fans ultra fidèles, des vidéoclips soignés, une séance photo à Los Angeles avec Hedi Slimane; et surtout, Carrément Carrément (Kidderminster, 2016), un premier album autoproduit et très remarqué. En 2018, Léo et Vicky sont de retour avec un excellent deuxième album Monopolis.

Avant leur passage toulousain, ce jeudi au Metronum, Léo nous dit tout de ce nouvel opus et ce qu’il a changé pour eux. Rencontre !

Vous êtes actuellement en pleine tournée. Dans quel état d’esprit es-tu ?
Je suis ravi de ce qui se passe. Le show a pris de l’ampleur au fur à mesure des représentations avec une scénographie futuriste et un univers assez chouette. On réalise des concerts de fou grâce au public. Il connait nos titres et chante avec nous, ce qui rend le moment assez particulier.

Jeudi c’est un nouveau passage toulousain. La première fois, c’était en 2017 au Weekend des Curiosités au Bikini. Quel souvenir en gardes tu ?
Oui, c’était une belle soirée, je garde un beau souvenir de ce moment là. On avait vu Roméo Elvis sur scène pour la première fois ; c’était assez impressionnant. Mais c’était un co-plateau, là on vient à Toulouse pour notre show à nous, et ça rend la chose plus particulière je crois.

D’ailleurs, comment adaptes-tu le son de l’album pour le rendre sur scène ? Est-ce que tu penses à la scène au moment de la composition ?
Comme on réalise des titres très arrangés en studio, l’ordinateur est un élément principal pour la scène. Mais par dessus, on crée de nouveaux arrangements grâce à la présence d’un batteur et d’un bassiste. On est quatre sur scène, ce qui permet de livrer quelque chose de vivant et d’animal !

On parle d’arrangement, il y en a beaucoup sur l’album mais il est aussi par endroit très épuré. C’est vers quoi tu veux tendre ?
Très difficile à dire. On n’a pas essayé de faire plus minimaliste par endroit, mais ce n’est pas une envie de départ. Mais sur scène, c’est vrai qu’on s’offre un moment plus intimiste avec Vicky. Et j’aime vraiment ce moment.

C’est votre deuxième album que vous présentez jeudi soir sur la scène du Metronum. Qu’est ce qui a changé dans la construction de cet opus par rapport au précédent ?
C’était un peu différent. Pour le dernier, on a fait appel à des potes pour les compositions de certains morceaux. On s’est montré plus ouverts dans les thèmes comme dans la musique, notamment avec la présence d’amis à la composition. Sur le premier, on était resté qu’entre nous. C’est l’album de l’ouverture (rires). Il y a aussi le fait qu’on a plus travaillé dans un ping pong créatif pour les paroles et les voix de l’album.

D’ailleurs, les paroles entrent en scène à quel moment ?
On commence toujours par des mélodies de voix avant les paroles. Le thème naît au moment de l’écriture des paroles.

Mais il y a un thème principal quand même…
Oui, toujours autour de l’amour. On évoque les sujets qu’on connait le mieux, et l’amour est pour moi une source inépuisable. Mais pour cet album, on a approché aussi un coté plus social, très légèrement engagé avec un hommage au Bal des Lazes. C’est une excursion à creuser.

Revenons au titre de l’album, Monopolis. C’est un hommage évident, mais peux tu m’en dire plus ?
C’est en effet un hommage au Starmania de Michel Berger et Luc Plamandon. Une référence à une œuvre folle et, cette ville, correspondait à l’image qu’on se faisait de l’album.On est parti du constat que dans notre bulle on était dans un monde à part, Monopolis c’est un peu ça aussi.

Et la pochette ?
C’est notre côté Egotrip qui ressort (rires). On voulait quelque chose qui représente la ville et rendre aussi un hommage à King Kong, ou au travail de Pierre & Gilles dans le traitement. C’est un mélange esthétique un peu mégalo. J’adore notre pochette, en plus c’est Vicky qui a réalisé tous les visuels.

Tu parles du côté mégalo, c’est un aspect qui vous amuse et dont vous jouez. Vous en êtes où de ce côté là ?
On est toujours à fond dans la starification ( rires). On se prend pour des stars mais sans le côté affreux que peuvent avoir certaines stars américaines notamment, mais je ne les citerais pas ici (rires).

Reparlons des collaborations de l’album. Comment s’est faite la rencontre notamment avec Vaati ?
Vaati est le frère d’un pote, donc on lui a demandé de nous faire une instru sur l’album car, c’est un mec qui a énormément de talent. Au final, il en a fait trois. D’ailleurs il est avec nous sur scène en tournée. Pour l’album, on n’a fait appel qu’à nos potes pour travailler sur cet album, ce qui est enrichissant pour nous.

Reparlons aussi de ton alter ego :Vicky. Elle travaille sur la pochette mais aussi sur les clips. Qu’apporte-t’elle au projet ?
Oh, elle pourrait mieux répondre que moi là-dessus. Mais Vicky a réalisé une sublime pochette de disque dans la continuité de son travail précédent. J’aime notamment la photo Powers Rangers à l’intérieur du disque. Mais elle réalise de plus en plus pour les autres aussi comme pour BB Brunes. Elle n’arrête pas, elle est en permanence dans la création.

Vicky travaille pour d’autres, est ce que t’aimerais bosser pour d’autres artistes ? Si oui, qui ?
J’adorerais vraiment. Mais je n’ai pas eu de proposition à ce sujet. J’aimerais écrire pour une chanteuse un peu sexy. Ou sinon collaborer avec Philippe Katerine que j’ai rencontré, et c’est une des plus belles journées que j’ai vécu.

Pour finir, quelle est la suite?
On se concentre sur la tournée, avec on l’espère plein de dates en 2019, notamment à l’étranger. On a déjà joué un peu et ce fut dingue notamment à New York. On laisse un peu la création de côté même si elle est toujours là malgré tout. On ne peut pas s’en passer.