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mardi , 20 novembre 2018
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Interview : 47 TER, punchlines et second degré à Toulouse !

Le groupe 47 TER sera présent jeudi soir pour les Curiosités du Bikini vol 36. Rencontre avec Pierre-Paul la voix du groupe composé aussi par Blaise et Miguel.

Avec quelques clips et un compteur grimpant sur sa chaîne Youtube (déjà plus de 13 MILLIONS de vues), 47TER s’impose comme une vague de renouveau dans le rap français. Bien que les codes soient déjà bien implantés, les trois Yvelinois, à raison de punchlines, de second degré et d’un flow ardent, se font peu à peu une place dans le rap game, notamment à travers la série de freestyles « On vient gâcher tes classiques » dans laquelle il revisitent à leur manière des productions bien connues.

Le groupe sera jeudi soir au Bikini pour notre plus grand plaisir. Un OVNI à découvrir sur scène et en interview avec la voix du trio, Pierre-Paul.

Jeudi soir, tu seras sur scène avec ton groupe 47Ter pour les Curiosités du Bikini. On se sent comment à la veille d’une date ?

Un peu de stress. De l’angoisse aussi juste au moment de monter sur la scène. C’est tellement prenant qu’il se passe quelque chose forcément. Après, on est en tournée depuis septembre, on débute à peine donc la gêne diminue peu à peu.

Que représente la scène pour un jeune groupe comme vous ?

Les concerts ont quelque chose d’important pour nous. On fait de la musique avant tout, avant même de faire du rap. On a commencé dans des groupes à faire des tremplins et des petits concerts. Mais, à l’époque, on était caché derrière nos instruments. Avec le rap, on est livré à nous même.

Tu expliques avoir fait partie de groupes avant de faire du rap. Comment êtes-vous passé au rap ?

Avant, on avait pas envie de faire du rap forcément. Pas que cela nous intéressait pas, c’est juste qu’on a touché à tout : rock, pop…On avait un groupe où on était quatre. On a balancé le 4e membre pour se retrouver tous les trois. Comme je chantais le mieux, j’ai pris le micro. Puis en soirée, j’ai commencé à lancer des flows, et l’idée est venu de partir vers le rap. Je travaille continuellement mon flow pop. Aujourd’hui le rap a tout remplacé de toute manière. Il est très varié et on peut s’y reconnaître dans n’importe quel style.

Comment décrirais-tu alors votre rap ?

Très bonne question. C’est un rap un peu « popé », aux couleurs pops, très instrumentalisé qui donne un effet live incroyable sur scène. On est la partie claire du rap français. Ça nous va bien !

Revenons au groupe. Pourquoi le nom de 47TER ?

Alors pourquoi 47 TER ? Tous les trois, on est voisins. On est pote depuis toujours en fait. On a fait le collège et le lycée ensemble aussi. On se voyait aussi bien en dehors que lors des cours. On vivait ensemble. C’est d’abord une histoire de potes. Après les cours, et lors des moments libres, on se retrouvait à la salle des fêtes de notre village pour faire de la musique. En cherchant un nom de groupe, en bataillant, l’un de nous a regardé en l’air et on a trouvé le nom : C’est l’adresse de la salle des fêtes de notre village. 47Ter !

Quelles sont vos références ?

Avec Lopez, on va te dire direct que c’est Orelsan. Un mec qui vient de la campagne qui raconte des choses loin de la cité, ça nous parle vraiment. Puis, il y a LA FOUINE. On vient du 78 donc on a saigné toutes ses chansons. Pour Blaise, c ‘est Lomepal, Roméo Elvis ou encore Caballero & Jeanjass. On s’identifie plus à leur musique. Et actuellement, ils ont de belles productions.

Tu évoques le fait de faire de la musique entre potes. Comment êtes-vous tombés dedans ?

Avec Lopez, on a toujours fait de la musique ensemble. Nos parents écoutaient les Pink Floyd, Beatles etc… Nous, on voulait juste faire de la musique pour jouer ce genre de musique. On voulait faire de la musique pour s’amuser. Pour rigoler. C’est devenu plus sérieux.

Vous êtes aussi connu sur Youtube pour « On vient gâcher tes classiques ». Comment est née l’idée ?

On avait des morceaux en tête. Et, on voulait un concept fort. Soit un concept court. Sur Youtube, il faut marquer les esprits avec un format de 3 minutes où on se dit : « Je vais regarder ça, ça me prendra pas beaucoup de temps ».L’idée est d’accrocher le public aussi par le concept, soit en reprenant une musique connue avec un instrument pourri et balancer un rap dessus. Et la communauté nous a suivi assez facilement.

Et le projet est adoubé par Oxmo Puccino !

C’est super classe d’avoir Oxmo Puccino dans l’une de nos vidéos. C’est une belle rencontre. A une période, on avait de nombreux rendez-vous à Paris pour trouver un tourneur et un manager. Au final, on l’a trouvé et il nous a donné rendez-vous dans une boutique où le gérant connaissait Oxmo Puccino. Il lui a fait écouter notre son, il a aimé et validé notre travail. Banco, on lui propose un truc et il a fait la vidéo avec nous !

La semaine dernière vous avez sorti votre premier EP « Petits Princes ». Quelques mots sur ce projet ?

C’est notre carte de visite pour rentrer dans le rap game. Il y a sept morceaux sur l’EP, dont cinq sont déjà sortis. A l’époque, on les avait enregistré dans ma chambre, donc on voulait leur donner une belle robe et les représenter à nos fans et au public d’une plus belle manière. On a quand même mis deux nouveaux sons. Après je comprend que notre public soit déçu de ne pas avoir que des nouveautés, mais ça viendra.Là, on se présente d’abord. Le reste suivra !

Comment se passe le processus créatif ?

J’écris les textes seul, mais on compose à trois. Chacun dans sa chambre devant son ordi. On partage nos sons, on compose ensemble, on enregistre et on retravaille selon nos atouts et notre savoir faire.

Quels sont les projets pour la suite ?
On prépare un prochain EP pour janvier/février 2019 avec que des nouveautés dessus. Là, on aura vraiment la pression par rapport au premier, car nos premiers sons avaient déjà été entendus.

Enfin, demain, rendez-vous aux Curiosités du Bikini. Que signifie pour vous une curiosité ?
C’est venir voir le 47TER en concert et apprécier de découvrir de nouveaux groupes.

Infos et réservations : www.lebikini.com