mardi , 22 août 2017
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Weekend des Curiosités 2017 : Interview de The Pirouettes

C’est la belle sensation Electro-pop française du moment. Le Duo The Pirouettes débarque ce samedi 3 juin au Bikini à l’occasion du Weekend des Curiosités. Rencontre avec Léo, l’alter-égo de  Vickie.

The Pirouettes est devenu l’un des groupes incontournables de la french pop. Dans une scène hexagonale en perpétuelle effervescence, Leo Bear Creek et sa dulcinée Vickie Chérie sont les Elli & Jacno des années 2010. Perpétuant cette longue tradition synthpop, le couple juvénile, couvé par Etienne Daho et immortalisé par Hedi Slimane, a déjà accroché quelques tubes dans sa discographie naissante. A commencer par Dernier Métro, un imparable hit synthétique croisant le souvenir de l’indémodable Marcia Baila. Rencontre avec la voix masculine du duo, Léo.

 

The Pirouettes sera en concert ce samedi 3 juin sur la scène du Bikini à l’occasion du Weekend des Curiosités. Dans quel état d’esprit êtes vous ?

En mai, on a eu pas mal de concerts avec notamment une Cigale à Paris complète. On arrive à un stade de notre carrière où le public connait les paroles de nos chansons par cœur. Il se passe donc quelque chose de vraiment cool. Il nous tarde de venir à Toulouse, une salle, un public dont on entend beaucoup de bien.

 

D’ailleurs connaissez-vous Toulouse ?

On connait Toulouse car on est venu en vacances avec Jules du groupe Las Aves qui joue aussi avec nous sur scène. On partage un studio avec eux à Paris d’ailleurs. Cette fois, Jules ne sera pas avec nous à Toulouse pour le concert au Bikini.

 

 

Retour aux origines. Comment est né le duo que tu formes avec Vickie ?

On s’est rencontré au Lycée, en terminale. J’étais amoureux secrètement d’elle et j’ai donc décidé de lui écrire une chanson pour la séduire. Elle a kiffé, et le couple est né. Il y a eu après plusieurs déclics dans le groupe. Au départ, on chantait en anglais. Un jour, on nous a cambriolés et là on a écrit une chanson. Notre premier concert vient de là mais aussi d’une reprise de France Gall, « comment lui dire ». C’est ce qu’il nous fallait pour nous lancer réellement, avec d’autres déclics, avec l’EP puis avec l’album.

 

Et donc le français c’est imposé.

C’est plus simple pour moi car c’est ma langue maternelle. Je galère moins dans cette langue. Et puis, je suis sûr de ce que je raconte surtout.

 

 

Vous formez un duo sur scène, et un couple dans la vie. Est-ce que cela est difficile d’associer les deux ?

C’est difficile. Il y a de très bons côté mais aussi des moments relous mais on arrive à se motiver et se tirer vers le haut. On est des personnes très franches donc on se dispute. Ce n’est pas forcément bon pour le couple, pas très agréable. Mais c’est surtout une aventure superbe qui empiète un peu l’un sur l’autre mais on est tellement uni que ça fonctionne bien.

 

Quelles sont vos influences ?

Vickie citerait des titres de Blur ou des Strokes. Mais dans nos influences, il y a aussi la variété des années 70/80. C’est là qu’on se situe niveau influence. Mais on est vraiment passionné par la scène rap française, cela nous inspire réellement dans l’écriture. C’est une musique fun dans le côté égotrip. On aime bien rigoler et le procédé du rap et ce second degré nous permet de faire la même chose. Je ne pense pas que des rappeurs font ça au premier degré. On a essayé de reproduire cela dans l’album.

 

 

Avec de nombreux groupes, vous faites partie d’une nouvelle scène pop en France. Quel regard portes-tu sur ce mouvement musical ?

On a la chance d’être super bien entouré musicalement avec d’excellents groupes.  Il y a une vraie énergie qui se dégage de cette scène là. Puis ce sont des amis, on partage souvent des scènes avec Paradis ou encore Bagarre avec qui d’ailleurs nous nous voyons régulièrement car on vit dans le même quartier. Puis il y a Las Aves aussi. On est tous des frères musicalement. Après je comprends qu’il faut mettre une étiquette c’est plus pratique. Mais je dirais qu’on fait de la pop electro en français.

 

Je me posais la question , où écouter la musique de the Pirouettes ?

En voiture, c’est plutôt bien. Mais je dirais sous la douche pour ma part. C’est un grand moment dans une douche d’écouter la musique, ça détend, on peut chanter etc… On a des amis qui mettent nos sons en soirée, souvent pour nous faire plaisir, mais on a pas fait ça pour ça. On a jamais fait la fête sur notre musique mais en live c’est plus cool.  D’ailleurs, on s’amuse beaucoup sur scène avec des versions retravaillées et plus longues.

Comment se passe le processus créatif au sein du groupe ?

C’est souvent moi pour l’instant qui amène les chansons. La prod et les paroles se travaillent ensemble. Vicky s’occupe de l’ensemble visuel, elle a une grande connaissance dans ce domaine. Elle s’occupe d’ailleurs de la pochette de l’album. Après c’est assez démocratique entre nous, on est toujours ensemble, on écoute la musique ensemble, on échange, on ne va jamais au clash dans le processus. On a une grande confiance l’un en l’autre.

 

En vidéo ou même sur les pochettes d’album, vous êtes très présents. Vous aimez vous mettre en scène. Pourquoi ?

C’est ce qu’on kiffe. J’aime l’idée de starification. Ça reste du second degré dans nos clips ou dans les visuels. On en abuse presque comme la vidéo de notre voyage à Los Angeles.  Mais je crois que c’est très générationnel de jouer là dessus, de se mettre en avant à cause des réseaux sociaux. La différence, c’est qu’on est dans le second degré.

 

 

D’ailleurs comment naissent vos clips ?

C’est souvent avec Kevin. C’est une belle rencontre et on s’entend bien. On avait besoin de mettre en scène notre EP et il s’est proposé et au final, on a tourné une dizaine de vidéos depuis. Il est hyper productif. Avec Kevin, on a vraiment appris à se mettre en scène dans quelque chose de plus narratif de plus naturel qu’au début.

 

A l’écoute de votre musique, il y a quelque chose de très cinématographique. Est-ce que le cinéma influence votre façon de voir la musique ?

Grave. On est assez cinéphile. Victoria suit des études en art déco. Donc le cinéma est très présent chez nous. On y pense quand on crée notre musique. On a des images en tête. On imagine des situations à l’écriture, ça joue dans notre musique forcément.

 

Enfin quels sont vos projets pour la suite ?

On compose pour un second album. Puis, il y a des festivals cools en ce moment qui arrivent. On ne compose pas trop sur la route, on est souvent ensemble donc on a des moments hors tournée pour créer. D’ailleurs on joue déjà un nouveau morceau sur scène.