samedi , 21 juillet 2018
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Interview – Sanseverino en concert à l’Aria

Jeudi 5 avril, Sanseverino sera en concert à l’Aria de Cornebarrieu avec un tout nouvel album, Montreuil-Memphis. Plus blues que les précédents, l’artiste se dévoile de nouveau pour notre plus grand plaisir. Rencontre avec Sanseverino avant son passage toulousain.

Toujours en tournée avec ton dernier album, avec un passage par l’Aria ce jeudi 5 avril. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Dans un état de bonheur, puisque tourner est le truc qui m’intéresse. Si je n’étais pas content, c’est qu’il y aurait quelque chose à régler. Je suis ravi. Je ne dis pas que je ne suis jamais fatigué mais comme je suis heureux de partir sur la route, cela me permet d’être dans le meilleur état d’esprit possible. C’est pour ça que je fais de la musique.

Que représente la scène pour toi ?

Je viens un peu d’y répondre. C’est deux choses différentes entre le studio et la scène. C’est comme la préparation de l’interview et l’interview lui-même. Les deux sont mêlés. Quand je fais un album, je pense à la scène, je prépare la scène. Et quand je suis sur scène, je joue ce que j’ai fait dans l’album à la manière du live. Il y a des différences. Les morceaux sont plus longs en live car plus de cinq minutes pour un morceau dans un album c’est compliqué. Il y a cette échelle de valeur dans le temps entre les deux manières de faire de la musique.

Qu’allons-nous voir à l’Aria ?
On va voir le concert de la tournée de Montreuil-Memphis, soit quasiment tous les morceaux de l’album. Je laisse très peu de place aux morceaux des précédents albums. Je les ai déjà tellement joués avant, mais quand même trois- quatre pour le public. Je suis ravi de chanter de nouvelles chansons et ainsi faire connaitre cet album au public. Si je fais de nouvelles chansons, c’est pour aller les présenter sur scène. Surtout qu’aujourd’hui, les albums meurent au bout de deux mois, alors il faut que les chansons vivent le temps de la tournée.

Tu reviens avec un nouvel album, Montreuil-Memphis. Pourquoi ce nom ?
c’est le titre d’une chanson de l’album, et cela reflète assez bien le son de l’album. Ça aurait pu être écrit à Montreuil et enregistré à Memphis même si tout a été fait à Paris. Et puis ça a bien l’esprit parisien. C’est un mix entre deux univers, même si pour moi le mix parle que du son. Là, les paroles sont faites pour Montreuil, le son pour Memphis. C’est ça le concept ultra intellectuel de mon album (rires). En une minute, on peut comprendre que ce qui m’intéresse c’est que la musique ricaine me plait mais que je me dois, j’aime ça, d’écrire et de chanter en français.

Comment travailles-tu au moment de la création ?

Je trouve des musiques en premier, et elles me donnent des directions à prendre pour les paroles.

Le blues est le centre de cet album. Est-ce qu’il a toujours été là ?
Oui, ça a été toujours en moi depuis des années, mais je ne l’utilisais pas. Je dis utiliser une musique car à l’époque du swing, le blues je le gardais dans un coin de tiroir. Là j’ai décidé de mettre tout ce que j’aimais dans le blues là. Ce que je n’aime pas, c’est faire une chanson Java puis une chanson swing etc…pour moi, l’album doit être le plus évident possible avec le même son tout au long.

Tu te sens aujourd’hui plus chanteur que guitariste ?
Je me sens plus guitariste. Mais je me dis parfois : « Ah, c’est vachement bien de chanter ». Puis quand je tombe sur un os à la guitare, je me dis que je suis meilleur quand je chante (rires).

Qu’écoutes-tu actuellement ?
Très bonne question. J’écoute un mec qui s’appelle François Puyalto. C’est un chanteur/bassiste avec des chansons super belles que j’engage chacun à écouter quand cinq minutes se posent à vous. C’est vraiment le dernier truc pour lequel j’ai eu un coup de cœur. Je ne suis pas du style à écouter un disque en boucle. Un coup de cœur, c’est deux trois écoutes par semaine.

Quels sont tes futurs projets ?
Un autre album. Mais j’avoue qu’il me faut un an de travail dessus. Je comptabilise, je t’avoue, qu’une minute dessus. J’ai pensé un peu mais je dis rien car je peux changer d’avis.

Questions rapides :
Premier souvenir de concert ?

Mon premier concert à l’Olympia. Au moment de rentrer sur scène, j’ai cru que je n’allais jamais y aller. Je n’ai jamais entendu autant de gens qui criaient. On avait eu une énorme promo, donc il y avait beaucoup de monde motivé dans la salle.

Premier album acheté ?
Un album de François Béranger qui s’appelle « ça doit être bien ».

Qu’est-ce qu’une bonne chanson pour toi ?
Une chanson dont on en a pas marre après plusieurs écoutes .

Une chanson qui t’agace ?
Je n’en ai pas. Je renifle rapidement, et dès l’intro je zappe rapidement.

Des collaborations rêvées ?
Ils sont un peu tous morts. Comme Willy Deville. Sinon, je dirais Tom Waits. Après je ne suis pas fan des collaborations. Je préfère les rencontres aux collaborations. Des fois, tu peux ne pas avoir le même univers et bien t’entendre avec un artiste.

Sanseverino en concert
Jeudi 5 avril à l’Aria