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mardi , 19 février 2019
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C2C – DJ Atom : « Toulouse a un putain de public »

 

A quelques heures de son passage sur la scène du Zénith de Toulouse, où 9 000 spectateurs se donnent rendez-vous ce soir, DJ Atom du groupe C2C nous parle de cette nouvelle tournée, des Victoires de la Musique et du futur des quatre Djs nantais. Rencontre.
 
Comment te sens-tu à quelques heures de monter sur scène ?
Hyper chaud ! C'était notre première date hier soir à Montpellier. Et, ça s'est super bien passé. Un peu fatigué, mais on a fêté cette première date dans une grande salle comme il faut, avant de prendre la route. Là, on s’apprête à faire les balances. Je pense que ça va être cool ce soir. 
 
D'ailleurs, comment était le public héraultais ?
Enorme, énorme,  énorme ! On a pu enfin se rendre compte ce que ça faisait de faire ce show devant les gens. On ne l'avait pas encore testé pour l'instant, à part en rappel . Et puis, les gens étaient hyper chauds. Quand ils ont ouvert les portes, on a entendu les gens crier et se précipiter vers le devant de la salle. C'était marrant d'entendre et de voir une telle passion. 
 
Quels sont les changements dans ce spectacle ?
La différence principale s'inscrit dans un show plus conséquent en terme de scénographie. Ça prend plus de place  afin de s'adapter à la scène d'un Zénith. Et puis en plus de tout ça, on a des musiciens, des guests locaux et de nombreux invités. On doit être en tout une quinzaine sur scène. On a tiré de notre album et de notre précédent spectacle le meilleur pour réaliser un véritable show. Histoire aussi d'évoluer et de proposer quelque chose de nouveau avec l'ambition de toujours se faire plaisir.
 
Pas question de lassitude ?
Pas du tout. Juste un autre moyen d'aborder notre travail sur scène. Le show que tu as vu au Bikini par exemple, on va le reprendre à l'étranger pour la future tournée. On y prend toujours le même plaisir. Là, on peut se lâcher avec les musiciens. C'est une autre formule, une autre aventure.
 
En moins d'un an, vous venez pour la troisième fois à Toulouse après le Weekend des Curiosités et le Bikini à l'automne. Quel sentiment t'évoque Toulouse ?
Toujours le même plaisir. Ça  a toujours été énorme à Toulouse, que ce soit pour notre première date que lors du Bikini la dernière fois. En plus, c'est une salle hyper bien équipé avec un putain de public bien énervé. Toulouse a un putain de public d'ailleurs. Ça transpire et en même temps, c'est exigeant. On a donc de très bons souvenirs de ces passages surtout avec IAM où le public toulousain nous a découvert.
 
Ce soir,   ONRA fera votre première partie. Quelques mots sur lui ?
C'est un producteur assez dingue qu'on apprécie depuis un moment. Hier, je l'ai vu sur scène pour la première fois avec ces deux MPC. Il est hyper cool sur scène et avec une véritable énergie. Ça devient de suite plus facile de monter sur scène avec un public déjà chauffé à bloc.
 
Quelques mots sur les Victoires de la Musique et la déferlante de récompenses. Comment as-tu vécu ce moment qui semble irréel ?
C'est passé très vite ! Ça fait une semaine, plusieurs interviews, et je ne sais toujours pas trouver les mots à poser dessus. On a un peu halluciné d'être autant récompensé. Franchement, je m'attendais à en recevoir au moins une sur les quatre nominations. Mais pas autant. Au départ, tu te dis : « voilà, au moins une, c'est cool ! » Après, ça devient complètement taré. Il y en a pas une dont on est plus fière que l'autre. Le but, c'est d'en avoir au moins une, pour le reste c'est du bonus. Ce qui est « chomé » ! (rire) Ce qui me scotche par dessus tout, c'est de recevoir un prix venant du public et les autres de la profession. C'est une double reconnaissance artistique et populaire. Deux aspects importants pour notre musique.
 
En un an, le succès a été très rapide. Comme le vis-tu ?
Un peu comme pour les Victoires de la musique, on l'a vécu assez rapidement. On tourne beaucoup sur les routes, on continue à travailler sur d'autres sons: on reste hyper actif. Donc finalement, le succès nous dépasse un peu. Déjà que c'est inattendu, on le vit pas trop : on n'a pas le temps ! Tu sais, on reste dans notre cocon et il n'y a pas encore de groupies qui nous attendent en bas de chez nous ( rires). Franchement, on assiste à ça par morceaux. Un an que j'hallucine. On était confiant sur l'album car il correspondait vraiment à ce qu'on voulait. A ce qu'on est.  A nos références….Après, on va de surprises en surprises. C'est du bonus. Un peu comme quand on allume la télé et qu'on entend nos sons dans des reportages ou des pubs. On reste surpris ! 
 
En plus l'album vous ressemble, ce qui doit te rendre encore plus fier ?
Oui, tout à fait. On ne s'est pas dit qu'on allait faire un titre de façon commerciale. Il fallait qu'il ressemble à nos influences et à la musique qu'on voulait faire ensemble.
 
Musicalement, vous vous surprenez toujours ?
Oui, on continue de travailler sur de nouvelles choses dont quelques remix, tout en se faisant plaisir. Chacun amène son petit truc qui fait kiffer le reste du groupe. C'est comme pour ce soir, il y aura plein de petits clins d'oeil avec des rappeurs et tout. Se surprendre et surprendre le public font parti de notre état d'esprit. 
 
Quels sont vos projets pour la suite ?
Dans un avenir proche, on prépare de nouveaux morceaux dont plusieurs remix qui doivent sortir bientôt et d'autres qu'on doit encore travailler. Puis, C2C part à l'international avec des dates aux Etats Unis en avril puis l'Allemagne, la Hollande pour revenir par la suite sur les scènes des Festivals.
 
Une certaine appréhension pour les dates américaines ?
Peu d'appréhension…plutôt de l'excitation et à la fois , on est hyper heureux. On ne sait pas vraiment à quoi s'attendre en terme d'accueil. C'est un peu plus difficile qu'en France où tout est très bien organisé et où on tourne dans des bonnes conditions. Là bas, c'est plus difficile. Si on se plaint, il y a d'autres groupes qui peuvent prendre notre place pour faire la même chose. Puis aux Etats Unis, on repart à zéro en ne sachant pas à quoi s'attendre. D'où cette excitation !
 
Les projets solo respectifs que sont Beat Torrent et Hocus Pocus restent en stand by pour le moment?
On laisse de côté cette partie là de notre carrière pour se focaliser sur C2C en priorité. On a besoin d'être à 100% dans ce qu'on fait avant de repartir avec Beat Torrent ou HP. On ne se projette pas vraiment vers l'avenir avec tout un programme. On ne laisse pas de côté nos projets solo mais on s'y remettra dans un an ou deux. Voir plus. Et puis l'expérience de C2C nous aidera forcément dans d'autres projets comme c'est le cas actuellement. On reste quatre types en perpétuel mouvement artistique. 
 
 
Crédit photo :Marc Nguyen