mercredi , 18 octobre 2017
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Toulouse – Interview : Gérard Baste, le Prince de la Vigne !

Gérard Baste déboule sur la scène du Bikini ce vendredi 31 mars pour y présenter son album le Prince de la Vigne. Rencontre avec un artiste hors catégorie !

Une attitude Rock n’Roll, un flow aussi lourd que ses vannes, une générosité qui le pousse à tout partager avec son public , et des collaborations dans tous les sens. A coups de Santiag’ mais dans la bonne humeur, Gérard Baste a su s’imposer comme l’ « entertainer » incontournable de sa génération. Des Svinkels à son premier album solo, Le Prince de la Vigne, Gérard Baste a suivi son propre chemin sans se renier. En étant toujours cette homme généreux avec son public. Alors quand on annonce sa venue sur la scène du Bikini, on se doit de poser quelques questions au Prince. Rencontre.

Deja premiere question pour débuter tranquillement cette interview : tu es en pleine tournée, comment te sens tu ?
Je suis toujours super content de faire la fête, de monter sur scène pour faire les cons. Nos concerts avancent et sont de pire en pire dans le sens où c’est de plus en plus une ambiance de dingue. La quintessence de cette tournée est l’arrivée de la machine à tatouer les slips. Tu verras à Toulouse, mais les gens se font tatouer des slips partout. On est au sommet de notre art (rires).

Ce vendredi, nouveau passage à Toulouse dans le Bikini. Quel est ton rapport avec la ville rose ?
Toulouse est, et je ne dis pas ça pour faire le mec bien, une de mes villes de cœur. On a connu de belles soirées à la Dynamo, et une grosse date au Connexion Live lors de mon dernier passage. On avait retourné totalement la salle. C’était tellement fou qu’à la fin du set, des filles venaient nous montrer leurs bleus. Puis, je me rappelle aussi de la date dans le cadre du Festival de Groland qui était bien magique.

Tu reviens aux affaire avec un premier album solo, « Le Prince de la Vigne ». D’abord, pourquoi avoir mis autant de temps à faire ce premier album solo ?
Disons qu’en gros, j’y pense depuis que j’ai commencé le rap. Mes aventures avec mes groupes comme les Svinkels, le Klub des 7, m’ont pris beaucoup de temps. Je l’ai fait au moment où je pouvais le faire. Au moment où j’ai pu arrêter de faire mes conneries à la télé et mes sons en groupe. Tout cela puise de l’énergie. donc j’ai lancé la machine l’été dernier pour l’album, mais je l’ai préparé depuis 4 ans quand même. Il ne fallait pas non plus attendre mais il fallait quand même avoir une certaine maturation. C’est comme le vin, plus c’est vieux meilleur il est.

Est-ce que tu as travaillé d’une autre manière en solo qu’en groupe ?
Dans un sens, je continue de faire la même chose : un rap rentre dedans, de zigoto…En solo, tu peux prendre un ton plus personnel, comme par exemple évoquer ma jeunesse et le graffiti, avoir un enfant. Ce sont des sujets pas marrant en groupe, en solo tu peux te permettre d’en parler. Même si en groupe, on ne s’est jamais bloqué sur quoique ce soit. Quand l’un d’entre nous voulait évoquer un sujet, on y allait. On était un club échangiste d’idées. Il y avait certaines règles qu’on aimait transgresser.

 

Sur cet album, on retrouve d’autres artistes comme Pone ou la relève du rap Biffty. Comment as tu rencontré Biffty ?
La présence de DJ Pone était un véritable clin d’œil par rapport à notre amitié et notre vécu ensemble. C’était important qu’il soit sur l’album même s’il ne fait que les scratchs sur le morceau. Il y a aussi Biffty dont j’aime le travail et qui fait parti de Vlad que j’apprécie énormément. Il a bossé au Hellfest pendant de longues années, et pour ce morceau, je l’ai contacté : « Je veux que tu sois dessus » ! Il a accepté. Il est un des héritiers, avec Vlad, des Svinkels.

D’ailleurs, fait marquant : tu vas jouer au Hellfest cette saison !
C’est parti d’un délire. D’une grosse blague. Pour ce qui connaissent l’endroit, c’est un truc de taré. Il fallait le faire, même si c’est difficile de le faire. Déjà c’est délicat de programmer un groupe de rap et puis la programmation est bouclée depuis très longtemps. Les places sont chères. On a cette chance cette année de pouvoir le faire. En même temps, on a une formation rock sur scène. On est le groupe de rap le plus rock du monde. Notre univers est très marqué dans ce sens là !

Est-ce qu’il y a d’autres artistes avec qui tu aimerais travailler ?
Ceux que je cite dans Trop Gros justement. Seth Gueko, Vlad, Lino même avant la sortie de son sublime dernier album, je suis son plus grand fan, mais aussi Don Choa, vu qu’on est à Toulouse vendredi. Je suis un gros fan de la FF. On a des similitudes dans l’écriture, lui avec l’accent toulousain en plus. C’est des artistes avec qui j’aimerais bosser et j’espère le faire. Mais là je n’avais pas le temps.

Sur Scène, on retrouve Dr Vince, Mr Xavier, Waxx sous le titre Motor City Bad Boys. Pourquoi ce nom ? Un référence aux Pistons, double champion NBA, des années 80-90 ?
Complétement. Waxx, notre guitariste, est un fan des Pistons. Personnellement, j’ai un faible pour la ville de Détroit et pour les artistes rap comme Eminem. J’aime aussi le basket, donc presque tout était réuni jusqu’à la dernière équation la plus importante : On est des Bad Boys…du Cap D’Agde certes, mais des bad boys (rires). A titre personnel, j’aime bien l’équipe des Boston Celtics, notamment leur logo de lutin celte. Et puis on a eu des rappeurs intéressants en NBA comme Iverson ou encore Shaq (rires).

Quel est pour toi le titre le plus important de ce premier album solo ?
Je ne peux pas tirer un seul son de l’album. Je n’ai pas fait tout ce que je voulais ou plutôt que j’espérais, mais je suis dans la lignée de ce que je sais faire et ce qu’attendent les gens. Je ne m’éloigne pas trop de ce que je sais faire de mieux pas comme lors du dernier album des Svinkels où le public n’avait pas du tout apprécié ce qu’on avait fait. Le plus touchant reste le titre Amour et Encre. J’adore aussi « Trop Gros » avec un clip dingue … Après la sortie du titre je me suis rendu compte d’une chose : je suis drôle sans dire un gros mot.

Tu expliquais plus haut que tu avais peu de temps. Tu continues toujours de faire de la télé après tes passages remarqués sur Game One à tes débuts ?
C’est mon métier. J’ai saisi l’occasion par hasard à l’époque de Game One pour y parler jeux vidéos. Puis ce fut une occasion de m’amuser. Je continue toujours d’être à la télé, sur MTV avec l’émission Le Ring où j’organise des petits concerts avec des artistes comme Vlad, Féfé ou Georgio. Je suis super fier de cette émission. Game One ce fut un super kiff où j’ai pu faire le con, me déguiser, c’était génial !

Que nous prépare le Roi de la Vigne pour les prochains mois ?
Là, on va finir la tournée, faire les festivals cet été puis on rajoute une salve de concerts en fin d’année pour mettre une fin à l’aventure. Pour l’été, je vais aussi sortir une nouvelle version de l’album : Le Prince de la Vigne version rosé. On y retrouvera 8 nouveaux titres rafraîchissants à déguster au bord de la piscine cet été. Et puis je vais mettre y mettre un son , Sac à vin, où je liste tous les gens qui ont participé au Crowfunding de l’album.

Pour finir, c’est qui le Prince de la Vigne ?
Le Prince de la vigne est un hommage déguisé au 113. C’est une personne proche de son peuple tout en étant sur son trône. Un trône en tonneau, c’est encore mieux.